L'expression attentat du 11 septembre 2001
regroupe une série d'évènements synchronisés
qui se déroulèrent dans le nord-est des
États-Unis d'Amérique : trois avions
commerciaux (sur quatre détournés) furent
précipités sur des immeubles représentatifs
de la puissance américaine, économique pour
les tours jumelles du World Trade Center
à Manhattan, New York, et militaire pour le
Pentagone, siège du ministère de la Défense
des États-Unis, à Washington. Les victimes
ont été chiffrées à 2 997 morts et disparus,
plusieurs milliers de personnes blessées et
dizaines de milliers d'autres, notamment parmi
les sauveteurs, atteintes de maladies induites
par l'inhalation de poussières toxiques. La
thèse du complot terroriste islamiste fut
immédiatement présentée par les grands médias
et les autorités américaines, puis soutenue par
le rapport de la commission chargée d'enquête
(Commission Kean).
Selon cette thèse, les dix-neuf pirates de l'air
qui ont effectué ces attentats-suicides étaient
membres d'Al-Qaida. Événement sans précédent
comparable, les attentats du 11 septembre ont
été vécus presque en temps réel par des centaines
de millions de téléspectateurs à travers le monde.
La surprise et, pour beaucoup, le choc
psychologique ont été considérables, notamment
en Amérique et en Occident. Ils ont généré de
part le monde des effets puissants et persistants,
notamment politiques, psychologiques et économiques.
Le gouvernement des États-Unis a adopté un
comportement sécuritaire.
Sur le plan de la politique étrangère, les éléments
les plus visibles de la suite donnée par
l'administration américaine attentats sont la
proclamation de la guerre contre le terrorisme
et la dénonciation de l' « Axe du Mal ».
La ville se réveille comme à l'ordinaire,
les tap-taps encombrent les rues dès l'aube,
la rentrée scolaire n'est pas loin. Personne
ne se doute encore qu'un plan machiavélique
contre la toute puissance des Etats-Unis est
en marche dans l'ombre.
Moins de deux heures plus tard, le monde
hébété découvre des images qu'il n'arrivera
jamais à effacer de sa mémoire.
Les deux tours géantes du WTC de
New York sont rayées de la carte, percutées
par des avions de ligne suicide. Sur l'écran de la
télévision, ce drame gigantesque paraît minuscule,
irréel, on voudrait se pincer pour se réveiller d'un
mauvais rêve. Hélas, rien n'est plus terriblement vrai,
aujourd'hui, le monde a basculé dans
l'hyperterrorisme, un néologisme avec lequel il faudra
désormais compter. Une heure plus tard, deux autres
avions s'abattent, l'un sur le Pentagone, autre symbole
de l'Amérique. Où s'arrêtera ce sordide remake de
Pearl Harbour fauchant des milliers de vies innocentes ?
Dans les stations de radio et sur les télévisions de la
capitale haïtienne, un seul sujet à l'ordre du jour,
tout le reste est occulté. Des journalistes pourtant
chevronnés se mettent à bégayer à l'antenne, les
techniciens perturbés mélangent à tour de bras les
" sons ", ces petits extraits d'interviews glanés sur
les postes étrangers. Toute la journée, on répète la
même chose, on repasse les mêmes commentaires.
Les médias haïtiens, et avec eux tout le pays,
sont traumatisés.
Parce que les Etats-Unis sont si proches, parce
que la communauté haïtienne y est si forte, parce
que rien ne se fait vraiment en Haïti sans eux.
Port-au-Prince, onze heures du matin. Les banques
fonctionnent normalement, les commerces sont ouverts,
une réunion se tient au local de la KID, comme si de
rien n'était. Mais les portes de l'Ambassade des
Etats-Unis sont fermées et aucun avion de
l'Amérique n'arrive à Maïs Gâté. La plus grande
puissance du monde est en quarantaine.
Il est quinze heures dans la capitale. En apparence,
rien n'a changé. Le train-train quotidien suit son
cours. Pourtant, partout où il y a un téléviseur ou un
transistor, la foule silencieuse s'agglutine. Elle est
hébétée, aucun commentaire ne fuse. Chacun se
demande déjà silencieusement quelles seront
les conséquences pour Haïti. Parce qu'il y en aura,
c'est sûr. Mais il est bien trop tôt pour dire lesquelles.
Aujourd'hui mardi 11 septembre, le monde a basculé
dans la folie. Il ne sera plus jamais
Les tours jumelles du World Trade Center,
les fameuses Twin towers, plus hauts gratte-ciel
de New York, ont été percutées à quelques minutes
d'intervalle par les avions suicides.
Le premier appareil, un Boeing 767 d'American
Airlines avec 92 personnes à bord dont cinq
terroristes, s'écrase à 8H46 (12H46 GMT),
ouvrant une gigantesque brèche dans les
étages supérieurs.
A 9H03, un deuxième Boeing 767 de United
Airlines avec 65 personnes à bord, dont cinq
terroristes, s'encastre dans la seconde tour
jumelle du World Trade Center, évènement suivi
en direct par les télévisions du monde entier.
A 9H43, un Boeing 757 d'American Airlines avec
64 personnes à bord dont cinq terroristes, frappe
le Pentagone, ouvrant un trou béant dans la façade
ouest du ministère de la Défense.
Un quatrième appareil, un Boeing 757 de United
Airlines avec 44 personnes à bord dont quatre
terroristes, s'écrase dans un champ en
Pennsylvanie (est).
Il aurait pu avoir pour objectif
de s'écraser sur la Maison-Blanche ou le Capitole,
siège du Congrès des Etats-Unis. Les circonstances
exactes de la catastrophe sont inconnues. Il semble
cependant acquis que certains passagers, informés par
téléphone portable du dramede New York, se sont
battus avec les terroristes.
Les deux tours du World Trade Center se sont
effondrées dans un déluge de gravats et de poussière,
la tour sud à 10H05 et la tour nord à 10h28.
Des centaines de personnes qui n'avaient pu être
évacuées et de sauveteurs qui tentaient l'impossible
sont ensevelis, alors que Manhattan est recouvert par
un nuage de fumée noire et de poussière. Dans le même
temps, le monde entier voit à la télévision des milliers
d'Américains pris de panique s'éloigner en toute hâte
des lieux du drame. Des images incroyables où la réalité
dépasse la fiction des films catastrophes d'Hollywood.
Le président George W. Bush, qui se trouvait dans
une école de Floride (sud-est) au moment des attentats,
est conduit sur une base militaire pour raisons de sécurité.
Rentré le soir à Washington, il affirme sa détermination à
punir les auteurs de ces "attentats ignobles", en soulignant
qu'il ne fera pas de différence entre les "terroristes qui ont
perpétré ces actes et ceux qui les protègent". Accusé numéro
un: le milliardaire saoudien Oussama Ben Laden, chef de la
nébuleuse terroriste Al Qaïda.
8H45 : John vient de faxer quelques documents
et s’apprête à rejoindre son bureau lorsqu’il entend
l’un de ses collègues hurler « C’est un avion ! ». Une
énorme explosion retentit et toutes les vitres explosent
en une fraction de seconde.
Le bureau est envahi par les débris enflammés du Vol 11
d'American Airlines, qui vient de percuter la tour juste
quelques étages plus haut. « Nous avons senti que le
bâtiment oscillait dangereusement vers la gauche.
Les armatures métalliques soutenant l’édifice
commençaient déjà à céder (…)
Il y avait un énorme cratère et nous pouvions
apercevoir les 10 étages situés plus bas ».
Tandis qu’il s’engage dans les escaliers, John est
extrêmement inquiet pour sa femme et
espère que la tour Sud a été épargnée par l’explosion.
« Je savais qu’à cet instant précis elle rejoignait
son bureau ».
Durant l’interminable descente, il croise des
centaines de soldats du feu et d’officiers de police
venus porter secours aux personnes piégées dans
l’incendie. Soudain une seconde explosion vient ébranler
le bâtiment. John est alors loin d’imaginer qu’un deuxième
avion vient de percuter la tour Sud.
Après environ une heure de marche, il parvient enfin
à sortir du bâtiment. « J’ai découvert alors un paysage
de désolation,tout semblait détruit. On pouvait apercevoir
le fuselage de l’avion qui venait de s’écraser. Des débris
enflammés, du verre brisé et les corps de centaines de
victimes jonchaient le sol. On aurait dit une scène de
guerre ». John décide alors de rejoindre la deuxième
tour dans l’espoir de retrouver sa femme. Mais tandis
qu’il se rapproche du bâtiment, il entend une forte
explosion : les 110 étages de la tour Sud
commençaient à s’écrouler dans un fracas épouvantable.
« Nous nous sommes blottis à une extrémité
du bâtiment et j’ai commencé à prier, demandant
à Dieu de me fortifier.
J’ai expliqué aux gens autour de moi que nous
allions tous mourir et qu’il était important que ceux
qui n’avaient pas encore reçu Jésus dans leurs vies
puissent le faire avant qu’il ne soit trop tard.
Tout le monde s’est mis à pleurer
et à invoquer le nom de Jésus ».
Des énormes débris d’acier et de plâtre ont
commencé à tomber tandis qu’une épaisse fumée
emplissait l’atmosphère.
Quelques secondes plus tard, John aperçoit autour
de lui les corps sans vie de ses compagnons d’infortune
et découvre avec effroi qu’il est le seul survivant.
« Aucune pierre ni aucun projectile ne m’a touché »
explique t-il. Cherchant à fuir les ruines fumantes
de la tour Sud du World Trade Center,
John va courir pendant près d’une heure. Il pense
alors que sa femme n’est plus de ce monde. Mais
soudain son téléphone portable sonne : John apprend
avec soulagement que son épouse est en vie. Le train
qu’elle avait pris ce matin là pour se rendre
au World Trade Center avait été stoppé 5 minutes
après le premier crash.
Nine Eleven
Il y a cinq ans jour pour jour, une des plus
épouvantables journée de ma vie.
Je ne vous referai pas le fil de cette journée,
ce n'est pas le but de cette note, mais jusqu'à
mon dernier souffle, le 11 septembre aura pour
moi une résonance particulière.
A la fois car ça me stresse quand j'y repense,
et parce que
ça me ramène 5 ans en arrière, petit français à
NYC, la vie était belle, et tout s'est écroulé en
quelques minutes, sans mauvais jeu de mots.
Si ce jour n'avait pas eu lieu, avec Anne, on
serait encore sans doute à NYC ou aux US. Mais les
événements ont eut lieu, nous n'avons pas eu de
renouvellement de nos papiers alors que la vieille les
choses étaient plutôt bien enclenchées sur ce sujet.
Donc nous sommes rentrés, en décembre 2001,
en France.
Un peu dépités. Un peu sonnés aussi. Et surtout
pas préparés à ce retour, après 3 ans d'une vie
intense là-bas.
Le sentiment que j'ai de tout ça, avec ces
5 années de recul, c'est d'avoir vu le NYC que
j'aime tant comme je n'aurais jamais aimé le voir.
Broadway et Times Square littéralement
désert à 17h, toutes lumières éteintes. Avec comme
seul bruit de fond les assourdissantes sirènes des
ambulances. Et cette odeur, si difficile à décrire,
un mélange de plastique brûlé et de poulet grillé, qui
a hanté la ville pendant des jours. Et qui
nous empêchait d'oublier ce qu'il venait de se passer.
Abominable.
Les images des Twin s'écroulant sont, 5 ans
après toujours aussi insoutenables à mes yeux.
Et me glacent le sang. Et aujourd'hui, il sera une
fois de plus difficile d'y échapper.
Malgré tout, et là on va reparler un peu
d'entreprenariat, ce qui m'a sidéré, c'est le
formidable ressort de cette société toute entière,
meurtrie dans sa chair, un genou à terre.
Qu'on les aime ou pas, les américains ont ceci
d'impressionnant,
c'est qu'ils ne se laissent pas abattre par les
événements. On ne regarde pas en arrière, on
se relève, et on va de l'avant.
Des entrepreneurs de leur vie. Je me suis pris
une grosse baffe, je suis à terre, un peu groggy,
je me mets un bon coup de pied au cul sans me lamenter
pendant des heures, je me relève et je reprends ma
marche en avant.
New York ne sera peut-être plus jamais complètement
New York sans les Twin, mais New York restera
New York tant qu'elle aura les New Yorkais.
Bilan humain et matériel
Vue du World Trade Center et de la statue de la
Liberté.
Nombre de victimes lors de la journée du 11 septembre
World Trade Center Tours 2 595,
dont 343 sapeurs-pompiers
de New York, 23 officiers de police du NYPD,
37 officiers de la police du port
Vol AA11 92 passagers, membres d'équipage
et terroristes
Vol UA175 65 passagers, membres d'équipage
et terroristes
Pentagone Bâtiment 125 civils et militaires
Vol AA77 64 passagers, membres d'équipage
et terroristes Shanksville
Vol UA93 45 passagers, membres d'équipage
et terroristes
Total 2 986
Au moins 2 986 personnes ont donc été tuées.
Au World Trade Center, confrontées à une
situation désespérée due à la fumée, environ
deux cents personnes ont sauté des étages
supérieurs, s'écrasant dans les rues
et sur les toits des bâtiments adjacents.
Certains des occupants de chaque tour située
au-dessus du point d'impact
ont tenté d'atteindre le toit dans l'espoir
d'un sauvetage par hélicoptère et se sont
heurtés à des portes d'accès verrouillées.
Près de 1 366 personnes ont été bloquées
au-dessus et au niveau de l'impact dans la
tour Nord (WTC 1). Aucune d'elles n'a survécu.
Près de 600 personnes ont été bloquées au-dessus
et au niveau de l'impact dans la tour Sud (WTC 2).
Dix-huit seulement sont parvenues à s'échapper
à temps du dessus de la zone d'impact et à sortir
de la tour Sud avant que celle-ci ne s'effondre.
Selon l'« Associated Press » (AP), la ville
a identifié plus de 1 600 corps, mais ne
pouvait identifier le reste des corps
(environ 1 100 personnes).
L'agence de presse rapporte que la ville a « environ
dix mille fragments non identifiés d'os
et de tissus qui ne peuvent pas être assortis
à la liste des morts ».
Subséquemment à l'effondrement des tours
jumelles du World Trade Center, quatre autres
bâtiments sur le site du WTC et quatre stations
de métro ont été détruits ou très endommagés.
Au total, sur l'île de Manhattan,
vingt-cinq bâtiments ont été endommagés.
Images
Diapo
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http://www.picdo.net/Fichiers/dae9e95e8adb4732324fe996
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